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Mise au point sur la belgique
Une série documentaire de Johannes Bucher et Jurgen Buedts
Une série de documentaires sur le regard de nos photographes sur leur pays et ses habitants après 1945.

Au travers de cinq films thématiques de 52 minutes, nous faisons leurs portraits, chacun avec leur histoire personnelle, leurs motivations et leurs émotions. En plus des portraits de ces artistes accompagnés de photos, nous mettons à nu l’âme de notre pays à travers leurs regards pour découvrir de manière originale notre vie de tous les jours et l’histoire récente.
Episode 1 : Au-delà de la folie journalière

“Les bons journalistes sont les gars qui n’arrêtent jamais, qui courent sans arrêt pour saisir l’aspect dramatique de ce moment unique” (Paul Van den Abeele, 1987)

Les journalistes photographes ont su influencer notre perception comme personne d’autre. Nous sommes confrontés tous les jours à leurs images, que ce soit dans les journaux, les magazines et depuis peu, sur nos écrans.

Dans ce premier épisode, des photographes de presse racontent comment ils ont vécu l’esprit de l’époque à travers des faits marquants. Nous obtenons ainsi un regard original sur les changements et les bouleversements que notre pays a subi depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les photographes de presse ont longuement renié toute prétention artistique.

La photographie de presse était avant tout une image prise au vif simplement pour donner du corps au texte. Mais petit à petit, un désir d’émancipation est né pour que l’image ne soit plus dépendante de l’illusion du moment. C’est l’histoire d’un combat pour une reconnaissance, d’une période d’épanouissement et d’un futur incertain.

Avec : Paul Van den Abeele (+), Raymond Van Der Plassche, Odette Dereze, Christian Carez, Filip Claus, Stephan Vanfleteren, Gert Jochems et Jimmy Kets.

Episode 2 : À la recherche des temps figés Regarder episode

“Photographier, c’est conserver. C’est bien sûr un millier de choses encore, mais pour la plupart des gens, c’est simplement pour conserver. Se conserver soi-même et l’un l’autre.” (Cees Noteboom, 1981)

Une photo est toujours au passé composé. À partir du moment où tu la prends, l’image appartient au passé. Mais elle sert au futur. Dans cet épisode, nous rendons visite à des photographes qui utilisent ce concept pour prendre en photo les gens et leurs environnements.

De par l’industrialisation et la modernisation, nous avons créé de toutes pièces l’endroit où nous vivons ; la nature n’y a plus ses droits. Des agglomérations reliées par des kilomètres de béton et d’asphalte, supposés nous emmener dans la nature que nous ne faisons que détruire au fur et à mesure : voilà les éléments du regard sur le décor belge.

Ceci entraîne chez nos témoins pessimisme et morosité et parfois, en contre-réaction, un détachement objectif. Et souvent une nostalgie séductrice attend au détour. Toute personne travaillant sur le passé doit s’armer contre une overdose de romantique. Mais en même temps, chaque document photographique gagne en valeur avec les années.

Avec : Walter De Mulder, Gilbert d’Haen, Georges Vercheval, Stephan Vanfleteren et Gert Jochems.

Episode 3 : Le belge à poil Regarder episode

“Il n’y a que votre propre tribu que vous pouvez définir parfaitement. Ce n’est pas un hasard que beaucoup de peuples croit que prendre une photo, c’est voler une âme. La personne qui prend en photo sa tribu, ou sa propre classe sociale, fige l’âme au moins à ce moment-là.” (Nan Goldin, 1991)

Dans cet épisode nous regardons la condition humaine des Belges, pendant des moments les plus naturels : lorsqu’ils profitent de leurs temps libres et qu’ils se détendent.

En quelques décennies, la Belgique a évolué pour passer d’une société de survie à une société de consommation. C’est ainsi que nous sommes passé d’un peuple à l’origine si économe et conservateur à des humains hédonistes postmodernes. Souvent dans un décor encore lourd de traditions, nous nous complaisons encore souvent dans le consumérisme individuel, tel l’exemple américain. La prospérité matérielle a aussi fait disparaître la nécessité d’un dieu apportant soutien et conseil. Nous croyons maintenant en nous-mêmes.

La fascination engendrée par ce nouveau monde fantastique plongent les anciens photographes dans un certain désarroi lorsqu’ils se remémorent ces temps-là et les jeunes photographes se confient plus souvent.

Avec : Herman Selleslags, Carl De Keyzer, Freya Maes, Gert Jochems, Jimmy Kets et Charlotte Lybeer.

Episode 4 : Ceci n’est pas un pays

“Lorsque j’ai pu prendre assez de distance, je suis revenu en Belgique, saisi par la relation d’amour et de haine que je traînais avec moi. La confrontation du surréalisme avec les traditions qui malgré tout se maintenaient. Beau et laid, la beauté de la laideur. Ces contradictions sont également les miennes.” (Harry Gruyaert, 1982)

Belgitudes : imaginez qu’elles existent, comment les transposer en images ? Dans cet épisode, nous suivons des photographes qui tentent de saisir l’âme de la Belgique à l’aide de qualités intemporelles.

La quête d’une identité dans un monde qui ne cesse de se globaliser est bien plus qu’un simple réflexe dû à la peur ou un nationalisme irascible. Cela signifie aussi rentrer chez soi. Un voyage sur les lignes de faille et le long des frontières. À la recherche d’images qui nous disent pourquoi nous ne sommes pas ou ne voulons pas être Français, Allemands ou Néerlandais.

Avec : Harry Gruyaert, John Vink, Herman Van den Boom, Wouter Van Vaerenbergh et Olivier Bekaert.

Episode 5 : L’art de sélectionner

Grâce à internet, l’imagination de notre temps n’est jamais plus loin qu’un clic de souris. Tout le monde est photographe et les collectionneurs d’images peuvent dépouiller le monde virtuel sans devoir quitter leur maison. Il est possible de tout garder indéfiniment, et il est donc plus facile d’interpréter ultérieurement.

Mais sans une certaine sélection, il y a de nos jours tellement d’images que tout garder devient inutile. On dirait que plus rien ne peut atteindre notre conscience collective. Et c’est ainsi que la photographie dite documentaire est mise dans un coin.

Ce dernier épisode se concentre sur les photographes qui approchent la photographie documentaire de nos jours de façon conceptuelle. Ou qui veulent prouver que la photographie conceptuelle peut rester un documentaire. Un document qui permet de raconter l’histoire de ce pays, de ces habitants, dans un monde en pleine évolution.

Avec : Gilbert Fastenaekens, Karin Borghouts, Jan Rosseel, Vincen Beeckman et Michiel De Cleene.

Un programme de LAS BELGASAvec le soutien de CANVAS, le Fonds Audiovisuel de Flandre (VAF) et la mesure belge pour Tax Shelter.